[Review] Common & No I.D. – ‘Nobody’s Smiling’

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C’est donc tout à fait naturellement qu’on retrouve Common et No I.D. pour un nouvel album en commun après leurs précédentes retrouvailles sur le LP ‘The Dreamer/ The Believer’ en 2011 (lire la chronique). Un nouveau projet qui pour l’occasion sort sur ARTium Recordings (le label de No I.D.) via Def Jam comme distributeur où le beatmaker y tient le rôle de vice président depuis maintenant 3 ans.

Malgré les nombreuses collaborations entres ces 2 artistes, que ça soit ces dernières années où au début de leurs carrières (voir les 3 premiers albums de Common), sur ce LP ‘Nobody’s Smiling’ on a clairement quelque chose de nouveau. A l’image de la pochette, ce projet est clairement sombre, tout comme sa ville natale de Chicago (l’une des plus violentes des USA) dont il fait constamment référence tout au long de cet album. Un sujet récurent mis en musique par No I.D., lui aussi originaire de Wind City, qui avec une palette très large de beats encourage Common a sortir de sa zone de confort, un résultat qui s’entend immédiatement dans la voix du rappeur et qu’on retrouve logiquement dans ses textes.

Le morceau ‘The Neighborhood’ ouvre parfaitement cet album avec ce sample du morceau ‘The Other Side of Town’ de Curtis Mayfield qui prend tout son sens dans les couplets de Common et du jeune MC de 20 ans Lil Herb, une certaine qualité qui ne quittera jamais ce projet que ce soit dans cette autre collaboration de haut vol ‘Kingdom’ avec Vince Stapples ou en solo avec ces solides ‘No Fear’ et ‘Speak My Piece’. Un opus profond et mélancolique comme en atteste une bonne partie des morceaux et notamment ces 2 titres ‘Blak Majik’ et ‘Nobody’s Smiling’ qui représentent bien l’originalité et la recherche entrepris par les 2 artistes.

Un album 10 titres qui se révèle vraiment au fil des écoutes et dont le morceau final ‘Rewind That’ est un vrai bijou dans lequel Common revient sur sa relation tumultueuse avec No I.D., sa rencontre avec J Dilla et son départ de Chicago, l’un des gros temps fort de ce LP. C’est assez rare pour le signaler mais la version deluxe avec 3 bonus track est quasiment indispensable que ce soit pour les 2 morceaux ‘Out On Bond’ (featuring Vince Staples) et ‘7 Deadly Sins’ qui samplent astucieusement Adrian Younge ou ce couplet de dingue de Common sur le titre ‘Young Hearts Run Free’ (featuring Cocaine 80s). Un 10ème album solo réussi !

01. The Neighborhood feat. Lil Herb & Cocaine 80s
02. No Fear
03. Diamonds feat. Big Sean
04. Blak Majik feat. Jhene Aiko
05. Speak My Piece
06. Hustle Harder feat. Snoh Aalegra & Dreezy
07. Nobody’s Smiling feat. Malik Yusef
08. Real feat. Elijah Blake
09. Kingdom feat. Vince Staples
10. Rewind That

All tracks produced by No I.D.

4 commentaires

  1. Merci pour la chronique, personnellement je le trouve très moyen niveau productions. Pourtant Common fait le boulot pour une fois et c’est vraiment dommage…

    • J’avais le même avis que toi au bout de 2 écoutes de l’album, je regrettais déjà le No I.D. qui taffait avec Kanye ou Jigga, puis je suis rentrer dedans et je me suis régalé !

      • Sincèrement, je l’ai écouté plus d’une fois et même si quelques titres sortent du lot (4 voire 5 en me basant sur l’édition deluxe) je pense que l’album aurait été mieux réussi avec moins de featurings.

  2. Après une première écoute, j’ai laché trouvant l’album très moyen… Mais j’avoue que maintenant que je lis ta chronique ça me donne envie de le ré-écouter comme si j’avais manqué quelque chose haha !

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