Knoc Knoc, qui est là?

Retour sur la carrière de Knoc-Turn’Al. Des hits avec Dr. Dre, de l’alcool et un album que je me réécoute tous les étés depuis plus de 10 ans.

C’est sur l’album 2001 de Dr. Dre que Knoc-Turn’Al se présente au monde avec 2 apparitions, la première sur le posse cut Some LA Niggaz et la seconde sur le morceau Bang Bang aux côtés de Dre et Hittman.

Knoc intègre ensuite le cercle très fermé des proches collaborateurs du Doc, et c’est sur la soundtrack du film The Wash de Dr. Dre et Snoop Dogg que son buzz décolle vraiment avec le hit Bad Intentions dont il y assure le refrain. Sur ce même projet, on retrouve aussi et surtout son titre solo Str8 West Coast produit par D.R.E, une tuerie.

C’est finalement sur la major Elektra / Warner qu’il signe en ayant la possibilité de créer son propre label L.A. Confidential, ce que Interscope (la maison mère d’Aftermath) ne voulait pas lui proposer. Tout ça n’empêchera pas Knoc-Turn’Al et Dre de retravailler ensemble par la suite, et notamment pour des sessions de Detox où Knoc devient à cette période l’un des principaux paroliers de Dre.

On attendait un album en cette année 2002 (Knoc’s Landin qui ne sortira jamais), et finalement c’est un EP 6 titres qui sort en premier avec les 2 singles The Knoc (feat. Missy Elliot et Dre) et ce fameux Muzik produit par Kanye West (qui sera aussi sur la soundtrack du film The Transporter). À noter qu’on retrouve sur ce projet un remix du banger Str8 West Coast avec Xzibit, Nate Dogg, Warren G et Shade.

Il faudra attendre 2 longues années pour que sorte enfin en 2004 son premier album The Way I Am… Le buzz étant passé, cet opus sortira dans un certain anonymat avec comme unique single ce titre The Way I Am produit par Scott Storch avec en guest Snoop Dogg.

Cet album est le projet le plus Aftermath des sorties non Aftermath. On sent planer l’ombre de Dre dans la réalisation avec un casting qui ressemble drôlement à ce qui aurait pu sortir à l’époque sur le label du Doc. On retrouve en effet à la prod ou en featuring : Mel-Man, Scott Storch, Timbaland, DJ Quik, Warren G, Nate Dogg, Xzibit, Snoop Dogg, Kanye West… Pour preuve, on retrouvera une bonne partie de ces artistes 1 an plus tard sur le projet The Documentary de The Game.

Du début à la fin, cet album respire la côte ouest, et ça commence fort avec les 2 premiers titres que sont War et Love LA. Le style si atypique de Knoc sublime tous les morceaux à l’image du single The Way I Am concocté par Scott Storch, on retrouve 2 autres ex de la maison Aftermath avec Mel-Man (à la prod) et Hittman sur ce très bon Watch Out. Knoc-Turn’Al excelle dans les variations qu’il impose à son flow, tout comme sur ses refrains et ses ponts, un vrai régal. Les 2 titres suivants, Peepin’ Tom et Clik-Click, ne dérogent pas à la règle.

On arrive au cœur de l’album avec un enchaînement marquant de 3 tueries produites par 3 références du genre: DJ Quik (Love Slave), Warren G (What We Do) et Dr. Dre (I Like). Mes oreilles cautionnent tout ce qui se passe et en redemandent, Quik et Mr. Regulate sortent le grand jeu, à noter la présence plus qu’appréciable de Nate Dogg et Xzibit sur cet excellent What We Do. De son côté Dr. Dre et Mike Elizondo signent l’un de leurs beats les plus sous estimés avec cet hypnotique I Like qui s’éternise à la fin pour mon plus grand plaisir.

Tout album West Coast devrait contenir une prod de Damizza, et d’autant plus quand ça ressemble à quelque chose comme ce banger Change This Game, complètement fan de ce morceau vous l’aurez compris. Le projet se termine par des titres un peu plus posés, et moins Westside dans leur présentation sonore, mais pas sans charme comme ce Have Fun lancé par Timbaland. Et ne surtout pas oublié ce bonus track Him Or Me avec Nate Dogg, produit par le toujours excellent Fredwreck, encore une pépite de cet opus.

Je vous recommande chaudement l’écoute de cet album pendant qu’il y a encore un peu de soleil en France. L’un de mes classics West Coast de ce début des années 2000.

La sortie de ce projet coïncidera avec une longue descente aux enfers pour Knoc qui disparu immédiatement de la circulation. Délaissant sa carrière musicale, il sombra gravement dans l’alcool qui a toujours été son point faible. Il raconte cette période dans une excellente interview pour le site DubCNN.

There was a lot of talk about your alcohol problems and that you were in rehab and all that, do you want to clear that up so the people hear the real deal from your mouth?
The real deal is: Yeah I have an alcohol problem, I’ve always had it. When I said « drinking, smoking, straight West Coastin' », I meant that, and that’s what people loved me for. And I said it was « Super Ugly », I never said it was nice. My point beyond that is, to clear it up, sometimes people get older and they try to rectify situations in their past, what they don’t like about themselves.

Il faudra attendre 2010 pour ré-entendre quelque chose de lui, et c’est bien évidemment en indépendant que sort son nouveau projet Knoc’s Ville (2011) avec son single I’ve Been Here For Years (feat. Crooked I). Depuis, plus rien…

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